Ouidah et la route des esclaves

Voilà notre deuxième baptême du transport béninois : le taxi-brousse ! Car c’est en taxi-brousse que nous rejoignons Ouidah. Nous sommes 7 dans une voiture d’un autre âge (3 à l’avant, 4 à l’arrière). Rien d’anormal : le taxi ne partira pas tant qu’il ne sera pas au complet… 6 ou 7 personnes minimum !
Il fait chaud, et ça sent l’essence… à en avoir la tête qui tourne.

IMG_6384Arrivée à l’hôtel « Le Jardin Secret« , très belle adresse tenue par Pascal, un français venu s’installer ici après être arrivé de France en mobylette ! Dans cet endroit paisible, la nuit sera calme et on se réveillera avec les chants des oiseaux. Quel bonheur !
On y est aussi baptisé plusieurs fois : première pluie, première coupure d’électricité (très fréquentes au Bénin) et donc première douche à la lampe frontale, premier jus d’ananas (un régal)…
Le repas du soir est superbe : du bar grillé accompagné de pommes de terre sautées, et en dessert : de l’ananas frais. Tellement bon !

IMG_6402Mais avant ça : Claude nous réserve une surprise … Nous allons passer un test : celui de notre premier déjeuner dans un maquis très authentique avec ses tables couvertes de magnifiques toiles cirées (!!) et de l’épreuve du lavage des mains : au dessus d’une bassine en plastique, avec une sorte de produit vaisselle, et il faut l’aide de quelqu’un pour verser de l’eau grâce à une carafe en plastique… Mais surtout, c’est le test suprême de l’akassa (pâte à base d’amidon de maïs fermentée) ! Rien que d’y penser, je tourne de l’oeil ! Je déclare forfait. Lili, très courageuse, finira sa part !

Nous sommes rejoint par Jocelyne, à qui Claude proposera d’être responsable de micro-crédits sur Cotonou. Elle passera la journée avec nous, et Claude lui présentera le contrat (qui sera traduit par Toussaint).

Ouidah, est une ville marquée par son passé. Nous visiterons le Fort Portugais qui témoigne de la traite négrière. Nous aurons par moment le ventre noué en écoutant les récits du guide.

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Nous faisons la route des esclaves à pieds, de la place des enchères IMG_6406(place « Chacha » où étaient vendus les esclaves), en passant par l’arbre de l’oubli (arbre autour duquel les hommes devaient tourner 9 fois, les femmes 7 fois, pour oublier leur patrie), et pour finir à la porte du Non-Retour (porte qui se trouve sur la plage où attendaient les bateaux qui emmenaient les esclaves).

IMG_6410Sur la route nous dégustons des magnifiques bananes et visitons un petit village où l’on récolte le sel.

Retour pour le centre ville en « tchouk-tchouk » : une sorte de véhicule type asiatique avec un avant de mobylette et à l’arrière nous sommes 3 sur une mini-banquette. Ça file, ça bouge, ça dérape sur le sable.
C’est fun !

 

15.02.2014 - Cérémonie des egun-egun

15.02.2014 - Cérémonie des egun-egunNous sommes chanceux : aujourd’hui, il y a une cérémonie egun-gun publique. Ils représentent les esprits des anciens venant chercher l’esprit d’un défunt. Les gens se pressent pour y assister. On se fait une place. Les costumes sont magnifiques. 15.02.2014 - Cérémonie des egun-egun

Claude se faufile, se retrouve même au premier rang, et prend de belles photos. Ouf ! Personne ne l’en empêchera !

4 réflexions sur « Ouidah et la route des esclaves »

  1. Non, l’akassa ne fait pas le poids !! Je trouve une sauce pour masquer le goût (quand même !), je mange vite vite vite (beurk) et je monte dans l’avion !

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