Le Lac Titicaca : nature, beauté, grandeur

Voilà surement l’un des articles les plus difficiles à écrire sur mon voyage au Pérou, tant ce qui émane de ce lieu m’a séduite. On parle ici de respirer, d’ouvrir les yeux, de vérité. On parle ici de la partie du voyage que j’attendais le plus, lorsqu’une famille t’invite, avec un sourire grand comme ça, à dormir chez elle ; de l’incroyable magie d’un lieu et des gens qui y vivent. Prenez une grande bouffée d’air et plongez avec moi dans ces beaux souvenirs.

IMG_8213D’abord, on loupe le bus de 8h ! Mais notre guide ne se décourage pas et nous trouve un autre bus, plus « local » : parfait.
Ensuite, ça grimpe ! On passe de 2300m à 3800m d’altitude pendant ce voyage. En sorte, quelques longues heures à observer le paysage ; et l’on croise des alpagas, des vigognes, des flamants roses et autres vaches … Plus on avance, plus le paysage est beau et vert. J’essaie de voler des photos à travers la fenêtre du bus… Pas terrible.
Mais surtout, il y a lui. Alors que je rouvre les yeux après une petite sieste, je sursaute ! Il y a quelqu’un si près de moi que j’en suis surprise. Il est là, il regarde bien devant lui, mais je vois son sourire après que j’aie sursauté … Je réalise qu’il n’a pas de siège, qu’il s’est installé comme il a pu. Je décide de lui parler, mais il reste silencieux, et ne me répond pas. Mais j’ai une arme secrète : des haribots ! Et devinez quoi, il accepte alors de me dire comment il s’appelle, et nous partageons les bonbons jusqu’à sa destination ! Servino, je te salue ! Merci pour ce voyage en ta compagnie !

Une halte rapide à Puno, où un minibus nous attend. Le voyage n’est pas terminé. Llachon se fait désirer… Mais si l’attente est longue, quelle récompense ! Les mots ne sont pas nécessaires…

Voilà, c’est là que nous allons passer quelques jours. C’est à en avoir les larmes aux yeux tellement c’est incroyable.
Titicaca, je suis là ! Toi, lac navigable le plus haut du monde, tu coupes le souffle aux visiteurs qui ne sont pas habitués à ton altitude. Moi, tu me coupes le souffle par ta beauté. Je sens déjà que je vais apprécier le temps à tes côtés. Impossible de te voir dans ton intégralité, tu es trop grand ! Et moi si petite. Tu as la forme d’un puma, d’où ton nom, et tu en as surement retiré ton caractère et ta puissance, je le ressens.

Au Lac Titicaca

Mais la surprise n’est pas encore complète. Je vous présente nos hôtes. Et je crois pouvoir dire que j’ai la chance d’être accueillie par la plus belle femme du village, et peut être de dormir dans la plus belle petite maison de terre du coin ! Ne suis-je pas chanceuse ?
J’ai des supers souvenirs de nos trop courts moments de cuisine (j’ai essayé ! Je crois que mes petits pains n’étaient pas parfaits, et que je mettais beaucoup de temps à les façonner … Ce qui a fait rire les femmes !). Heureusement, eux ont des mains en or, et nous ont offert de prendre chaque repas dans cette salle, avec vue extraordinaire sur le lac Titicaca.

La vie dans cette charmante chambre est une aventure ! Je la partage avec Violette, nous avons un lit chacune. Un lit avec 10 Kg de couvertures sur chaque (et c’est pas pour rire !! C’est qu’il fait froid la nuit !). Elles sont lourdes ! Le coucher est un exercice : 1. Rentrer dans son duvet. 2. Se glisser sous les couvertures. Et quand vous y êtes, impossible de bouger sans faire une séance de musculation !
Ah oui, pardon, j’oublie une étape : la toilette. C’est qu’il n’y a pas de douche… Il y a un lavabo, mais sans eau courante, et sans savon. Alors brossage de dents comme on peut avec rinçage à l’eau du lac (qui stagne dans un bidon), et vive les lingettes !
Donc le reprends : 1. Lingettes partie (gardées précieusement dans un sac plastique pour les jeter plus tard, car il n’y a pas de poubelle). 2. Se glisser dans le duvet. 3. Aaaaargh réussir à se mettre sous les couvertures. 4. Bonne nuit !
Je vous épargne les questions existentielles que nous avons eues quant aux toilettes … hum !

Lors du repas du soir, notre guide nous explique que les habitants vont pêcher sur le lac chaque matin. Et que si nous souhaitons les voir travailler, il faudra se lever tôt le matin. Consigne : ne pas aller sur le lac. Trop risqué…
Donc réveil : 6h. Ouch ! Après le voyage, c’est dur. Et il fait froid. Mais pas question de louper ça. Je saute dans un pantalon bien chaud, j’attrape mon appareil photo, et je file. Et devinez quoi ? Les hommes sont déjà dans leurs bateaux…
IMG_8253IMG_8259Un des hommes me voit sur la plage. Il revient de son premier tour de relevé de filets. Et il me fait signe. Naïve (hum hum) je me dis qu’il souhaite de l’aide pour les filets (comment dire que je suis incapable d’en soulever un, c’est si lourd !!!). Mais bien sûr il m’invite à monter à bord. Qui a dit risqué ? C’est irrésistible !
IMG_8244Quel bonheur ! Ça dure et je profite à fond !
Je m’attendais à voir des gros poissons, mais ce sont des milliers de tous petits poissons que nous pêchons. Et même des grenouilles !
C’est nuageux, mais lumineux.
Je suis là, sur le lac Titicaca, et je vois Llachon, magnifique !

Retour de pêche, « nous » ramenons les filets sur la plage. D’autres villageois attendent, ils ont étendu des bâches sur le sol. Il faut maintenant séparer les poissons des filets. Commence une drôle de séance de claquage de filet sur des jambes plastiquées. Et les poissons sautent dans tous les sens ! Les filets sont immédiatement mis en forme pour leur prochaine utilisation (le soir même, alors qu’ils seront remis à l’eau).
Plus tard nous trouverons les poissons en train de sécher au soleil. Quel boulot !

Le lendemain, nous partons en randonnée. Et quelle randonnée ! Nous marchons tantôt sur ce passage aménagé, tantôt sur ces chemins de terre qui passent entre les terrasses et les cultures. Luis nous apprend que ces terrasses sont très anciennes car elles ont été construites par les incas ; IMG_8286et nous initie à la tradition locale de mastiquage de feuilles de coca (c’est tout un rituel !) qui soit disant aide à lutter contre le mal d’altitude.
Moi je n’y goûte pas, pas encore, je ne sais pas l’expliquer mais je voudrais garder ça pour le Machu Picchu. Et l’altitude ne me fait pas défaut, je me sens très bien (peut être ai-je été alpaga dans le passé ?!), alors qu’une de mes collègues est malade et une autre a le souffle coupé.
Le point culminant de notre randonnée offre une vue incroyable sur le lac Titicaca, une vue à 360°. Ça, c’est à couper le souffle ! Je m’offre le luxe d’une pause contemplative, et je grave mon nom sur un petit monticule de pierres. Oui, je suis venue là ! Et c’était merveilleux.

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